Alors il semblerait que les différents gouvernements de notre chère Europe tentent de se débarrasser des stocks de vaccins non utilisés pour la terrible “grippe A”… et attention! Il n’y en a pas qu’un peu : moins de 5 millions de vaccins administrés pour 64 millions d’habitants que compte le territoire Français (soit moins de 10% de la population vaccinée), et un stock (virtuel) de ~75M de vaccins.
OK, mieux vaut prévenir que mourir, mais ce qui m’embête dans cette histoire, c’est le terrorisme intellectuel que nous avons subit depuis un peu moins d’un an concernant cette grippe. Dès qu’un malheureux clamsait du virus H1N1: “paf!”, on le soulignait dans la presse écrite, radio, et télévisuelle histoire de bien faire monter la sauce, et ce sans faire preuve de discernement avec la grippe saisonnière.
Car oui, tenez vous bien, j’ai vu au journal TV de dimanche dernier que la grippe A avait fait à ce jour environ 200 morts, alors que la grippe saisonnière, elle, en fait tous les ans entre 3000 et 6000 (sur le territoire français). Alors que partout ailleurs dans le monde, pendant le printemps et l’été, nos amis journaleux auraient pu faire un réel travail d’enquête et -surtout- de discernement (témoignant du fait que malgré des décès, cette grippe n’avait rien d’une épidémie meurtrière), et bien non, ils auront préféré le jeu de l’info bling bling NOTLD, histoire de bien faire flipper le crédule.
Pourquoi entretenir cette peur factice? Pour faire passer au second plan l’impacte de la crise et le fait qu’on ai remis en marche un système économique mourant, sans en changer les rouages? Pour captiver plus d’audimat (toujours plus, au détriment de la qualité/pertinence)? Par simple sadisme?
À tous ces journalistes donc (et seulement ceux-là), qui font un travail de cancre, qui ont fait (et continue de faire) peur à ma famille et mes amis : retournez à l’école de journalisme apprendre l’essence de votre métier, équipez-vous d’une éthique et mettez-vous au travail.
